La chorale qui chante, nous sommes assis sur un banc, les autres gens semblent s'auto-détruire. Ils pleurent, dépriment, s'auto-détruisent. Notre banc, c'est notre refuge, ce qui nous sépare de cet océan de gens qui nous entoure. On chante à notre tour, se joignant à la chorale. On chante comme des vrais fous, les notes fausses plus fréquentes que celles qui sont justes. Les notes de nos voix se heurtent, la collision est impossible à éviter. On continue toujours à chanter, toujours plus fort, pour être le vainceur. Le banc se fracasse sous le lourd fardeau de nos échanges éclatants, mais la chorale chante toujours. On fait maintenant parti de ces gens qui pleurent, dépriment, s'auto-détruisent. On ne chante plus. La chorale, elle, chante toujours.
Ne suffit qu'un jour on se trouve un banc, que quelqu'un se joigne à nous et qu'on chante comme des vrais fous. On est les vainceurs parce qu'on a surmonté ce que tant de gens ne sont pas capable de faire.. ils ont le mal de vivre. L'important c'est d'avoir son propre banc, seul ou en compagnie, et d'écouter la chorale chanter.
vendredi 23 mai 2008
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