Retour dans le passé. Toi, charmante jeune fille qui ne s'aimait point, tu étais pour moi la perle rare. Les yeux remplis d'éteincelles, ta fougue ne pouvait certainement pas me laisser indifférent. C'était impossible. Tu dégageais un charme si grand que tu aurais pu faire fondre le Mont-Royal en hiver. Tu étais si jolie, en-dedans comme à l'extérieur. À mes yeux à moi. Tu étais ce que je désirais. Tu t'es refermée, toi avec tes treize kilos de trop, tu te regardais dans le miroir et tu voulais mourir. Tu te sentais si faible, tel un rejet de la société qui ne pouvait se conformer aux idéaux que la télévision implore à ses adeptes. Grande, mince et blonde avec des seins énormes, gonflés au silicone. Si tu pouvais, je suis certain que tu le deviendrais. Mais à quel prix? La perte de mon amour, moi qui te chérissais tant, avec ces treize kilos de trop.
C'est un poison rose. Tu t'intoxiques toi-même sans le savoir, tu veux devenir ce que tu es déja. Ouvre-toi les yeux en te regardant dans le miroir, sourit et dit-moi que tu ne ressens pas la même chose que moi dans ces yeux merveilleux éteincelant? Ton coeur. Mon coeur. Un au côté de l'autre, pourquoi aurions-nous besoin d'une simple attirance physique qui serait plus grande que notre connexion? Deux âmes qui se touchent et se retrouvent, n'est-ce pas là l'amour et non l'attirance qui est souvent mauvaisement distingué de l'amour?
Il t'aime, avec ces kilos de trop. Et moi aussi, je t'aime, avec ces kilos de trop. La vie est belle et trop courte pour qu'on se soucie d'un simple nombre. Un simple nombre qui dicte nos vies. Laissons tomber ces chiffres.
mardi 19 février 2008
mercredi 13 février 2008
One By One
Nous tombons tous comme les arbres dans nos chères forêts québécoises. Un par un, nous tombons. Nous fesons place au vide qui remplace notre place qui est maintenant disparue. Le conformisme dont la société nous enseigne nous a finalement tous attrapé, son emprise trop forte pour nous laisser reprendre des forces et repartir à nouveau, dans le trou où nous avons été déraciné. La rebellion est en vain, tout est déja trop tard. Il faut se battre avant même de se conformer au désir d'autrui. Un désir doit être mutuel pour qu'il prenne réalité et non qu'il devienne forcé. La joie ne peut être obtenu par tous que lorsqu'un sentiment est mutuel. Se conformer pour faire plaisir aux autres ne fait que nous détruire. Il faut être véritable dans la vie; laisse les larmes coulées, un sourire rayonnant de bonheur, murmurer des mots doux pour les bonnes raisons. Le champ de bataille ne doit pas se trouver à l'intérieur de nous, il faut savoir se respecter soi-même avant d'être capable de respecter les autres.
Il faut respecter les choix des autres, mais avant tout, être capable de respecter ses propres choix et ne pas avoir peur de s'affirmer.
Il faut respecter les choix des autres, mais avant tout, être capable de respecter ses propres choix et ne pas avoir peur de s'affirmer.
mardi 5 février 2008
Déconnexion
J'ai pleuré comme une fillette l'autre jour, mais j'en suis fier. Fier d'avoir laissé ces larmes coulées parce que je sens que la grande majorité du peuple n'est pas interessé du sort d'autrui. Vive l'égoïsme. Tellement de problèmes ailleurs, nous oublions ceux qui sont les plus proches de nous. C'est beau d'aider les "autres" mais il ne faudrait pas oublier que de ces "autres" existent aussi ici. Continuons à investir des milliards pour la guerre ou réduire notre pollution de manière inefficace. Laissons des milliers de gens crevés de faim. Ce n'est que le début. Manque d'argent pour avoir un support social efficace, les gens en troubles graves ne savent pas trouver le réconfort qu'ils devaient y retrouver. Payer des taxes comme les autres. Ils en ont payées, mais lorsque le temps était venu d'avoir un support moral dans ces institutions, ils sont rejetés. Aucune place pour toi dans nos hôpitaux trop remplis de petits vieillards et autres malades qui semblent n'avoir que ça à faire. Ils ont prescrit des anti-dépresseurs, tu étais supposé aller mieux, mais ça n'a que détériorer ton état déplorable. Tu aurais aimé qu'ils t'amènent à l'hôpital pour prendre soin de tes maux, mais tu es retourné chez toi parce que tu n'y avais pas ta place - ils n'en avaient pas pour toi. Le lendemain tu es mort. Juste une statistique, maintenant. Tu n'as plus de voix pour rapporter les injustices qui ont été commises.
Continuons de supporter ce manque de support qui cause la mort, la souffrance et la torture.
Continuons de supporter ce manque de support qui cause la mort, la souffrance et la torture.
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